QUESTIONNAIRE SUR LE SYNODE EXTRAORDINAIRE SUR LA FAMILLE

 QUESTION 1 : Excellence, ce fut sans doute une grâce particulière pour vous d’avoir participé au synode extraordinaire sur la famille qui s’est déroulé à Rome du 5 au 19 octobre 2014. A quel titre avez-vous donc pris part à cet événement synodal?

R/Oui, c’est en vivant la réalité de ce Synode extraordinaire des Évêques que j’ai réalisé que ma participation relève d’une grâce particulière ; une triple grâce que je considère comme une disposition de la Providence Divine. D’une part, c’est la troisième fois qu’un Synode extraordinaire des Évêques se déroule sous la présidence du Pape, en cinquante ans de convocations périodiques pour diverses Synodes. D’autre part, seul le Président ou le Vice-Président de chaque Conférence Épiscopale nationale y participe. J’ai donc été appelé incidemment à y prendre part, à titre de Vice-Président de la Conférence Épiscopale du Bénin, en raison d’un empêchement majeur de S.E.M. Antoine Ganyé, Président de la C.E.B. Enfin, la participation à ce IIIème Synode extraordinaire des Évêques m’a donné de vivre l’enrichissement du brassage des Hommes d’Église venus de tous les continents, de toucher la particularité géographique, historique et culturelle des réalités matrimoniales et de partager une vie commune intense au niveau de la liturgie, du logement , de la restauration et des cercles de réflexion.

QUESTION 2 : Avant d’aborder le synode auquel vous avez donc participé, merci, Excellence, de nous dire un mot sur ce qu’est un synode dans l’Église catholique.

R/Dans l’Église Catholique, le Synode, dont l’étymologie signifie la « marche commune », est une institution stable et permanente sous le terme de Synode des Évêques. Le Pape Paul VI en est le fondateur. Cette institution, qui promeut l’esprit de collégialité entre les Évêques, est une réponse à un profond souhait exprimé par les Pères qui ont participé au Concile Vatican II. Le Synode des Évêques est destiné à susciter et à entretenir une union étroite entre les Évêques, et entre les Évêques et le Pape qui est l’Évêque de Rome et le Pasteur universel de l’Église.

A travers le Synode, les membres de l’ordre épiscopal s’acquittent de leur mission d’aider le Pape dans le Gouvernement de l’Église catholique par leurs conseils, dans les domaines de la foi et des mœurs, sans oublier la discipline ecclésiastique et les questions brûlantes relatives aux activités de l’Église dans le monde.

QUESTION 3 : Nous avons essayé de suivre autant que possible le synode sur Radio Vatican par l’intermédiaire de notre Radio Immaculée Conception. Mais je vous prie, Excellence, de bien vouloir nous parler de l’ambiance qui a prévalu au cours de ces grandes assises de l’Église universelle. Comment se sont déroulés les travaux ?

R/Au cours des grandes assises, qualifiées de congrégations, l’ambiance détendue et cordiale a été favorisée par l’Allocution inaugurale du Pape François. Cette ambiance était aussi empreinte de respect mutuel, d’absence de critiques de personnes ou de complexe de supériorité. Les interventions manifestaient nettement la présence d’hommes d’Église mus par un sens ecclésial élevé. Les couples mariés et les laïcs y ont participé vivement.

Les travaux se sont déroulés en assemblée plénière durant la première semaine, puis à la fois en plénière et en cercle restreint de travail pendant la deuxième semaine.

Le point de départ des travaux a été lancé par une Présentation globale du thème principal et des thèmes complémentaires.

Chaque assemblée était précédée du témoignage de vie conjugale d’une famille.

L’Instrumentum laboris ou document de travail était l’objet principal de prises de paroles et débats, partant de la 1ère à la 3ème Partie, avec mention des chapitres abordés.

En complément aux interventions en plénière, la poursuite des travaux en cercle mineur ou atelier a été le lieu privilégié de recentrage des débats et de propositions d’insertion de nouveaux paragraphes dans le Rapport général.

En substance, de vives préoccupations ont porté sur la question des divorcés-remariés, les cas de régularisation matrimoniale, le recours au fondement biblique du mariage, la polygamie, l’attitude pastorale vis-à-vis des personnes ayant une orientation homosexuelle, l’approche de la Miséricorde dans la Vérité ou celle de la Vérité supposant la miséricorde.

QUESTION 4 : En attendant la suite du synode sur la famille qui se poursuivra en synode ordinaire en octobre 2015, quelles sont les grandes propositions qui sont issues de cette première étape pour ainsi dire ?

Dans l’attente du prochain Synode ordinaire, prévu en 2015, il n’y a pas eu de propositions à proprement parler. La tradition des propositions relève du Synode ordinaire. Le Synode extraordinaire des Évêques s’est seulement contenté de produire deux documents qui rendent compte de la situation de la famille dans le monde actuel, de la position des questions et de la formulation des orientations générales, à travers un Rapport général et un Message.

QUESTION 5 : Votre mot de conclusion voire votre message, Excellence, à l’endroit non seulement des fidèles de votre diocèse mais aussi pour notre pays, pour l’Église du Bénin que vous avez représenté à ce synode extraordinaire sur la famille.

Je rends hommage à chaque famille, dans sa vocation de sanctuaire de la vie, de creuset d’éducation et d’apprentissage des valeurs d’humanité. J’invite toutes et tous à approfondir combien la famille fondée sur le mariage est de droit divin.

Je félicite particulièrement toutes les familles qui se construisent selon le commandement divin de la monogamie, et qui s’efforcent de vivre harmonieusement leur mariage religieux dans sa beauté et ses valeurs de fidélité, de sacrifice, de pardon, de réconciliation et d’accueil.

Je partage avec toutes les familles chrétiennes la récente exhortation sans renouvelée des Pères synodaux pour que les familles initient, retrouvent ou poursuivent la pratique quotidienne de l’écoute de la Parole de Dieu et de la prière collective au sein du foyer conjugal, et qu’elles découvrent leur vocation à la sainteté et à l’engagement missionnaire.

Je vous signale que l’une des observations pertinentes de ce Synode extraordinaire est de relever avec amertume combien un nombre très élevé de mariage célébré souffre de négligence et d’insuffisance dans la préparation lointaine et proche des futurs conjoints.

Pour ce faire, il est urgent pour les évêques, les prêtres et les diacres de s’associer les foyers conjugaux modèles et d’autres collaborateurs pour mieux développer et ranimer la Catéchèse matrimoniale, un Centre de préparation au Mariage, l’accompagnement planifié et suivi des divorcés remariés et d’autres personnes en situation irrégulière de mariage, un Foyer d’écoute et de Réconciliation des Couples en conflit ou tentés par le divorce, puis tout particulièrement la méthode Billings de régularisation naturelle des naissances.

J’implore la bénédiction de la Sainte Trinité et de la Sainte Famille de Nazareth sur toutes nos familles.

                                                                      + Mgr Eugène Cyrille HOUNDEKON

 

 Photos de Mgr Eugène Cyrille HOUNDEKON au Synode

Mgr Eugène Synode 1

Mgr Eugène Synode 2

 

Le clergé béninois pleure encore l’un de ses dignes fils : le Père André QUENUM a tiré sa révérence

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photo père André Quenum

Décédé le lundi  10 Novembre 2014 dans sa 48 ème année

Prions pour le repos de son âme

Dernier éditorial du Père André Quenum 

Monsieur le président de la République,

 Qu’un « petit » citoyen adresse un mot à votre « haute autorité » pourrait se révéler parfaitement inutile. Néanmoins, prêtant ma plume aux nombreux citoyens qui s’inquiètent pour l’avenir de ce pays, je voudrais vous demander :  Monsieur le président, voyez-vous ce qui se passe au Burkina Faso ? Que ferez-vous pour que les Béninois qui sont déjà plusieurs dizaines de milliers de manifestants dans les rues n’atteignent pas les centaines de milliers comme leurs frères burkinabè ? Les tueries de policiers ne vous inquiètent-elles pas ? Les violences subites à Wassa Pehunco, à Natitingou et à Boukoumbé, les braquages de tribunaux ne vous inquiètent-ils pas ?

Monsieur le président, il arrive un moment où les peuples sont fatigués, excédés. Il arrive un moment où le mensonge ne suffit plus, même celui d’Etat. Il arrive un moment où les « nous vous soutenons, Monsieur le président » perdent de leur effet soporifique. Il arrive un moment où l’argent ne suffit plus à contrôler les consciences, un moment où les montages médiatiques ne suffisent plus à distraire.

Monsieur le président, jusqu’au mercredi 29 octobre 2014, Blaise Compaoré n’acceptait pas de se rendre à l’évidence face à la colère de son peuple. Il était

tellement aveuglé par son pouvoir qu’il n’écoutait plus personne, ni la Conférence

épiscopale burkinabè, ni ses propres services de renseignement, ni sa conscience.

Ni les puissances internationales, notamment la France dont le président, François

Hollande, vient de rendre publique, comme pour se disculper, la lettre envoyée à

Ouagadougou il y a trois semaines. Compaoré n’écoutait plus rien qui soit contraire à sa folie de contrôle du pouvoir. Où sont aujourd’hui ses députés qui prétendaient connaître et incarner la volonté de leurs mandants ? Il a fallu que le pays des hommes intègres bascule dans la violence pour que le projet de révision constitutionnel soit retiré. Mais trop tard ! L’insurrection populaire s’est généralisée et ne s’arrêtera plus devant rien, même pas les coups de fusil.

Et aujourd’hui, Compaoré se retrouve le seul responsable de sa folie face à la furie populaire ! Il se retrouve seul, Monsieur le président !

Alors Monsieur le président, puis-je vous dire que les Béninois sont aussi en colère ? Puis-je vous dire que la responsabilité de tout ce qui se passe risque de

vous être imputée, même si vous vous en défendez ?

Et pour cause ! Monsieur le président, n’est-ce pas vous qui faites tout dans ce pays ? N’est-ce pas à vous que tout est attribué ? C’est vous qui allumez les lampadaires, qui inaugurez les lycées et lancez la rentrée des nouveaux lycéens. C’est vous qui posez toutes les premières pierres, mêmes les plus petites. C’est vous qui lancez et relancez tous les travaux de construction de toutes les infrastructures, mêmes les plus petites. Rien ne se fait donc dans ce pays sans vous. A contrario, ne soyez pas étonné que le peuple vous attribue tout ce qui ne va pas.

Pour rassurer les populations que vous ne tenez pas à un troisième mandat, n’en dites plus mot ni au Pape ni à Obama ni à Ki-Moon. Agissez seulement ! Agissez

dans le sens d’un président qui veut quitter le pouvoir et qui aura besoin d’une vie après la Marina. Que la Lépi soit corrigée ! Que toutes les élections soient organisées à bonnes dates ! Laissez-moi vous le redire, Monsieur le président, le Bénin est fatigué. Il n’est de l’intérêt de personne qu’il bascule dans la violence.

Nous pouvons encore éviter le pire.

André Quenum

 

AGENDA DE LA VIE DIOCESAINE

Les Rendez-vous ecclésiaux

  • 23 novembre 10h : Fête patronale et confirmation Paroisse Christ-Roi de Djimè
  • 24 novembre, 15h au 28 novembre à 17h: Semaine Sacerdotale de

Spiritualité et de Solidarité Centre Pastoral Card. Bernardin GANTIN

 DECEMBRE

  • 14 décembre 2014, 11h : Paroisse Sainte Odile de Banamè : Clôture de la célébration du Centenaire de l’évangélisation de Banamè
  • 26 décembre 2014, Pèlerinage de l’Enfance Missionnaire à Kpoto

 

Homélie pour la béatification de Paul VI (texte intégral)

C’est le Christ, et non un autre, qui guide l’Eglise et qui la sauve

Rome, 19 octobre 2014 (Zenit.org) Pape François

C’est le Christ, et non un autre, qui guide l’Eglise et qui la sauve »: le pape François a prononcé cette homélie lors de la messe de béatification du pape Paul VI (1897-1978), en ce 19 octobre, jour de conclusion du synode extraordinaire pour la famille, également journée mondiale des missions, en présence du pape émérite Benoît XVI et de deux autres cardinaux créés cardinaux par Paul VI.

Le bienheureux Paul VI a été proclamé bienheureux par le pape François à 10h48. Il sera fêté liturgiquement le 26 septembre, en la date de sa naissance. La relique apportée près de l’autel après la formule de béatification est la chemise teintée de son sang, à l’occasion de l’attentat au poignard aux Philippines, à l’aéroport de Manille, le 27 novembre 1970, par la main du peintre bolivien Benjamin Mendoza.

Sous un soleil éclatant – plus de 30° C – et un ciel d’azur limide, la foule de quelque 70 000 personnes (30 000 places assises) a interrompu le pape deux fois par des applaudissements lorsqu’il a remercié Paul VI: « À l’égard de ce grand Pape, de ce courageux chrétien, de cet apôtre infatigable, nous ne pouvons dire aujourd’hui devant Dieu qu’une parole aussi simple que sincère et importante : merci ! Merci! [applaudissements] Merci à notre cher et bien-aimé Pape Paul VI ! Merci pour ton témoignage humble et prophétique d’amour du Christ et de son Église ! » [applaudissements]

La foule, dont quelque 3 000 pèlerins de Milan, où il avait été archevêque, a aussi applaudi cette citation de Paul VI: « Dans son journal personnel, le grand timonier du Concile, au lendemain de la clôture des Assises conciliaires, a noté : « Peut-être n’est-ce pas tant en raison d’une aptitude quelconque ou afin que je gouverne et que je sauve l’Église de ses difficultés actuelles, que le Seigneur m’a appelé et me garde à ce service, mais pour que je souffre pour l’Église, et qu’il soit clair que c’est Lui, et non un autre, qui la guide et qui la sauve ». »

Voici la traduction officielle de l’homélie, prononcée en italien, sans modifications.

A.B.

Homélie du pape François

Nous venons d’entendre une des phrases les plus célèbres de tout l’Évangile : « Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu » (Mt 22, 21). À la provocation des pharisiens qui, pour ainsi dire, voulaient lui faire passer l’examen de religion et le prendre en défaut, Jésus répond avec cette phrase ironique et géniale. C’est une réponse à effet que le Seigneur livre à tous ceux qui se posent des problèmes de conscience, surtout quand entrent en jeu leurs intérêts, leurs richesses, leur prestige, leur pouvoir et leur réputation. Et cela arrive de tout temps, depuis toujours. L’accent de Jésus retombe sûrement sur la seconde partie de la phrase : “Et (rendez) à Dieu ce qui est à Dieu”.

Cela signifie reconnaître et professer – face à n’importe quel type de pouvoir – que seul Dieu est le Seigneur de l’homme, et qu’il n’y en a pas d’autre. C’est la nouveauté éternelle à découvrir chaque jour, en vainquant la peur que nous éprouvons souvent devant les surprises de Dieu. Lui n’a pas peur de la nouveauté ! C’est pourquoi, il nous surprend continuellement, nous ouvrant et nous conduisant par des chemins imprévus. Il nous renouvelle, c’est-à-dire qu’il nous fait “nouveaux”, continuellement. Un chrétien qui vit l’Évangile est “la nouveauté de Dieu” dans l’Église et dans le monde. Et Dieu aime beaucoup cette “nouveauté” ! « Rendre à Dieu ce qui est à Dieu », signifie s’ouvrir à sa volonté, lui consacrer notre vie et coopérer à son Royaume de miséricorde, d’amour et de paix.

Là se trouve notre force véritable, le ferment qui la fait lever et le sel qui donne saveur à chaque effort humain contre le pessimisme dominant que nous propose le monde. Là se trouve notre espérance parce que l’espérance en Dieu n’est donc pas une fuite de la réalité, elle n’est pas un alibi : c’est rendre à Dieu d’une manière active ce qui lui appartient. C’est pour cela que le chrétien regarde la réalité future, celle de Dieu, pour vivre pleinement la vie – les pieds bien plantés sur la terre – et répondre, avec courage, aux innombrables nouveaux défis.

Nous l’avons vu ces jours-ci durant le Synode extraordinaire des Évêques – “Synode” signifie « marcher ensemble ». Et en effet, pasteurs et laïcs de chaque partie du monde ont apporté ici à Rome la voix de leurs Églises particulières pour aider les familles d’aujourd’hui à marcher sur la route de l’Évangile, le regard fixé sur Jésus.

Ce fut une grande expérience dans laquelle nous avons vécu la synodalité et la collégialité, et nous avons senti la force de l’Esprit Saint qui guide et renouvelle toujours l’Église appelée, sans délai, à prendre soin des blessures qui saignent et à rallumer l’espérance pour beaucoup de gens sans espérance. Pour le don de ce Synode et pour l’esprit constructif offert par tous, avec l’apôtre Paul : « À tout moment, nous rendons grâce à Dieu au sujet de vous tous, en faisant mémoire de vous dans nos prières » (1 Th 1, 2).

Et que l’Esprit Saint qui, en ces jours laborieux nous a donné de travailler généreusement avec vraie liberté et humble créativité, accompagne encore la marche qui, dans les Églises de toute la terre, nous prépare au prochain Synode Ordinaire des Évêques d’octobre 2015. Nous avons semé et nous continuerons à semer avec patience et persévérance, dans la certitude que c’est le Seigneur qui fait croître tout ce que nous avons semé (cf. 1 Co 3, 6).

En ce jour de la béatification du Pape Paul VI, me reviennent à l’esprit ses paroles, par lesquelles il a institué le Synode des Évêques : « En observant attentivement les signes des temps, nous nous efforçons d’adapter les orientations et les méthodes … aux besoins croissants de notre époque et à l’évolution de la société » (Lett. ap. Motu proprio Apostolica sollicitudo).

À l’égard de ce grand Pape, de ce courageux chrétien, de cet apôtre infatigable, nous ne pouvons dire aujourd’hui devant Dieu qu’une parole aussi simple que sincère et importante : merci ! Merci! [applaudissements] Merci à notre cher et bien-aimé Pape Paul VI ! Merci pour ton témoignage humble et prophétique d’amour du Christ et de son Église ! [applaudissements]

Dans son journal personnel, le grand timonier du Concile, au lendemain de la clôture des Assises conciliaires, a noté : « Peut-être n’est-ce pas tant en raison d’une aptitude quelconque ou afin que je gouverne et que je sauve l’Église de ses difficultés actuelles, que le Seigneur m’a appelé et me garde à ce service, mais pour que je souffre pour l’Église, et qu’il soit clair que c’est Lui, et non un autre, qui la guide et qui la sauve » [applaudissements] (P. Macchi, Paul VI à travers son enseignement, de Guibert 2005, p. 105).

Dans cette humilité resplendit la grandeur du Bienheureux Paul VI qui, alors que se profilait une société sécularisée et hostile, a su conduire avec une sagesse clairvoyante – et parfois dans la solitude – le gouvernail de la barque de Pierre sans jamais perdre la joie ni la confiance dans le Seigneur.

Paul VI a vraiment su “rendre à Dieu ce qui est à Dieu” en consacrant sa vie tout entière à « l’engagement sacré, solennel et très grave : celui de continuer dans le temps et d’étendre sur la terre la mission du Christ » (Homélie pour le rite du couronnement, Documentation catholique n. 1404 [1963], col. 932), en aimant l’Église et en la guidant pour qu’elle soit « en même temps mère aimante de tous les hommes et dispensatrice du salut » (Lett. ap. Ecclesiam Suam, Prologue).

Le bienheureux Paul VI, pape de la mission et pape marial

Paroles du pape François avant l’angélus du 19 octobre 2014

Chers frères et sœurs,

Au terme de cette célébration solennelle, je désire saluer les pèlerins venus d’Italie et de différents pays, avec une pensée déférente pour les délégations officielles. Je salue ne particulier les fidèles des diocèses de Brescia, Milan et Rome, liée de façon significative à la vie et au ministère du pape Montini.

Je vous remercie tous de votre présence et je vous exhorte à suivre fidèlement les enseignements et l’exemple du nouveau bienheureux.

Il a été un ardent soutien de la mission ad gentes ; comme en témoigne surtout son Exhortation apostolique Evangelii nuntiandi par laquelle il voulait réveiller l’élan et l’engagement pour la mission de l’Eglise.

Cette exhortation est encore actuelle, a tout son actualité [applaudissements].

Il est significatif de considérer cet aspect du pontificat de Paul VI, justement aujourd’hui où l’on célèbre la Journée missionnaire mondiale.

Avant d’invoquer tous ensemble la Vierge Marie, avec la prière de l’Angélus, j’aime à souligner la profonde dévotion mariale du bienheureux Paul VI.

Le peuple chrétien sera toujours reconnaissant à ce pontife pour son Exhortation apostolique Marialis Cultus et pour avoir proclamé Marie « Mère de l’Eglise » [applaudissements], à l’occasion de la clôture de la troisième session du Concile Vatican II.19 octobre

Que Marie, Reine des saints, nous aide à réaliser la volonté du Seigneur fidèlement dans notre vie, comme le nouveau bienheureux l’a fait.

Angélus du 19 octobre (texte intégral)

Le pape François a souligné combien le bienheureux pape Paul VI a été un pape missionnaire et un pape marial, avant la prière de l’angélus, au terme de la messe de béatification de Paul VI, place Saint-Pierre en présence de quelque 70 000 personnes.

Le pape a ensuite ajouté : « A tous je souhaite un bon dimanche. Je vous demande de prier pour moi. Bon déjeuner et au revoir. »

Avant de se retirer, vers 12h13, le pape est allé saluer le pape émérite Benoît XVI. Il est allé embrasser l’autel, puis, avant de rentrer dans la basilique Saint-Pierre, il s’est arrêté, a levé les yeux vers l’image du bienheureux Paul VI, suspendue à une tapisserie, à la loggia des bénédictions, puis il a fait le signe de croix.

Une fois retirés ses ornements liturgiques, le pape est revenu saluer un à un les cardinaux présents, puis il est monté sur sa voiture découverte : il a fait le tour de la place jusqu’à 12h47.

Béatification de Paul VI en présence du pape émérite Benoît XVI

Le pape émérite Benoît XVI participera à la messe de béatification de Paul VI qui conclura le synode, dimanche, 19 octobre, confirme le directeur de la salle de presse du Saint-Siège, le P. Federico Lombardi.

L’archevêque Joseph Ratzinger a été « créé » cardinal par Paul VI, à l’âge de 50 ans, en 1977, soit un peu plus d’un an avant la mort du pape Montini, le 6 août 1978. C’est donc lui qui lui a donné la possibilité de devenir pape.

Deux autres cardinaux « créés » par Paul VI y participeront également, le cardinal brésilien Paulo Evaristo Arns et le cardinal américain William Wakefield Baum.

BIENHEUREUX PAUL VI

Dimanche 19 Octobre 2014

Journée Missionnaire Mondiale

Monseigneur Eugène Cyrille HOUNDEKON en communion avec la Paroisse Sainte trinité de Nadota, et  le Diocèse de la Ville de Brescia, vous invite à une manifestation publique à l’occasion de la Béatification de Paul VI  ( 1897-1978 ), le Pape qui a conduit avec Jean XXIII la grande entreprise du Concile Vatican II, auteur en 1967 de l’Encyclique « Populorum Progressio », le Progrès des Peuples

Programme

Samedi 18 octobre

Maison des Jeunes de Bohicon

20 H 30 : GROUPE VISION présente « JEUNES DANS LA PASSION » film d’Emmanuel BANKOLE

 Dimanche 19 Octobre

 JOURNÉE MISSIONNAIRE MONDIALE

Paroisse Sainte Trinité de Nadota

9 H : En contemporaine avec la Béatification de Paul VI le Pape du Concile provenant de Brescia, CÉLÉBRATION EUCHARISTIQUE

10 H 30 : La Chorale Adjogan dirigée par Mr Bernard HOUNSOU présente « LA SAGESSE DU ROI SALOMON »

Jeudi 23 Octobre

Paroisse Sainte Trinité de Nadota

17 H : Colloque : Paul VI et le Concile Vatican II

Modérateur : Père Bernard HOUNDAKO, directeur du CERET et les Pères Samson AMOUSSOU et  Blaise AKPOLI.

Samedi 25 octobre

Maison des Jeunes de Bohicon

ERIC ASSOG avec le groupe SON DU CIEL et la participation de Ruth présente son CD, LEKOWA, RETOURNE AFRIQUE !

Dimanche 26

Maison des Jeunes de Bohicon

20 H : Le groupe théâtral de la Chorale Hanyé de Saint François d’Assise dirigé par Jean Marie TOHOUNGODO présente : CONDO LE REQUIN de Jean PLIYA

La participation à toutes les manifestations est libre et gratuite.